Fondé en 2013, (LA)HORDE réunit Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel. Leur pratique chorégraphique se déploie à la croisée de la scène, du film et de l’installation, explorant la danse comme espace de circulation des images, des corps et des récits contemporains.
Dès ses débuts, le collectif collabore avec des communautés situées en marge de la culture dominante, des septuagénaires de Void Island aux jumpers de To Da Bone, en passant par les danseur·euse·s géorgien·ne·s de Marry Me In Bassiani. À travers ces projets, (LA)HORDE interroge la portée politique de la danse et cartographie des formes chorégraphiques de soulèvement, entre gestes collectifs et expressions individuelles.
Depuis 2019, iels dirigent le CCN Ballet national de Marseille. Iels créent les pièces chorégraphiques grand format Room With A View (2020) et Age of Content (2023). En parallèle, iels conçoivent des programmes mixtes en invitant d’autres chorégraphes (Roommates, Childs-Carvalho-Lasseindra-Doherty) et développent des formes performatives élargies, comme We Should Have Never Walked on the Moon.
Leur recherche s’inscrit dans une approche transdisciplinaire, mêlant chorégraphie, arts visuels et cinéma. Leurs œuvres sont présentées dans des institutions majeures (MoMA, Palais de Chaillot, Southbank Centre) et circulent largement à l’international.
En 2025, Deep Stream, créée avec le Musée du Louvre, prolonge leur exploration de formats performatifs au sein d’institutions patrimoniales. Parallèlement, (LA)HORDE développe des collaborations avec des figures majeures du cinéma et de la musique (Spike Jonze, Madonna, Rosalía, Angèle…).
Le collectif prépare actuellement sa troisième création chorégraphique avec le Ballet national de Marseille, Après moi, le déluge, prévue pour l’été 2026, ainsi qu’un programme partagé prévu pour décembre 2026.
© Benjamin Malapris