Spectacle en co-accueil de l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie
Silence naît de la rencontre entre Mathilde Monnier et Lucie Antunes. Ensemble, elles imaginent un concert chorégraphique où musique et danse s’écrivent dans un même mouvement. Sur scène, la présence de la musicienne dialogue avec les danseur·euses dans une forme hybride et magnétique, où le geste et le son se construisent en miroir.
Toutes deux partagent une fascination pour le rythme et ses puissances de transformation : comment le son met le corps en mouvement, comment le mouvement fait vibrer la musique. Pensée avant tout comme un concert, la pièce place l’écoute au cœur de l’expérience et fait du rythme un espace de rencontre entre les corps et les sons.
Batteuse et percussionniste issue des musiques classique et contemporaine, Lucie Antunes compose une œuvre sonore originale, dans la continuité de son travail autour de la transe, de la répétition et de la pulsation. Sa musique, nourrie d’une rythmique obsessionnelle et d’une métrique minimaliste, s’inscrit dans une filiation qui va de Meredith Monk aux pionniers du minimalisme.
Mathilde Monnier fait de cette matière sonore le point d’ancrage de la danse. Les corps répondent au rythme comme à un appel, explorant les liens entre pulsation, respiration et mouvement. À la manière des pratiques chamaniques, où le battement du tambour ouvre la voie vers d’autres espaces de perception, le rythme devient ici un levier de transe et un moteur d’imaginaire.
Silence interroge ainsi notre rapport au son et au corps. Omniprésent, le son traverse les corps et fait pulser la vie à travers la respiration, les battements, la voix, la musique et les bruits du monde. Face à lui, le silence n’est ni vide ni absence : il devient un espace de suspension, un point de départ à partir duquel peuvent surgir une multitude de sons et de mouvements.
La pièce explore les états de conscience modifiés et les variations de perception du temps et de l’espace, entre lenteur méditative et frénésie rythmique. La chorégraphie se construit dans ces oscillations, entre montées et descentes, pauses et fulgurances, offrant aux spectateur·rices une expérience physique et sensorielle immersive.
Le travail rythmique s’appuie sur des structures précises, faites de pulsations, de répétitions et de motifs inspirés des cycles de la nature — vagues, marées, respirations. Ces mouvements cycliques composent une architecture sonore et corporelle qui traverse l’ensemble du spectacle, jusqu’à faire du silence lui-même une matière à écouter et à mettre en mouvement.
Durée : 1h20
Distribution / Production
Composition, musique : Lucie Antunes
Chorégraphie : Mathilde Monnier
Musiciennes : Lucie Antunes, Vega Voga, En cours
Performeur-euses et musicien-nes : Hans Peter Diop, Martin Enrique Gil, Thiago Granato, Lucia Garcia Pulles, Carolina Passos Sousa, Judit Waeterschoot
Lumières : Éric Wurtz
Scénographie : Annie Tolleter
Costumes : Laurence Alquier, Harmony Coryn
Textes : Laura Vazquez, Louisaahhh, Wolfgang Tillmans, Halo Maud, Vega Voga
Régie générale et lumière: Emmanuel Fornes
Ingénieur son : Stéphane Le Brun
Régie son : Antoine Varosa
Production : Nicolas Roux
Production : Otto Productions & Bonlieu – SN et la Comédie de Valence CDN Drôme-Ardèche dans le cadre de Spirite Pôle International de Production et de Diffusion
En co-production avec : la Cie MM / la Cie Sergeï Festival d’Avignon / Théâtre National de Bretagne / Equinoxe – Scène Nationale de Chateauroux / Théâtre de Saint Nazaire / Théâtre Garonne de Toulouse / Maison de la Danse de Lyon / La Comédie de Clermont-Ferrand / 104 Paris / CCN d’Orléans / MAC – Maison des Arts de Créteil SN / Théâtre de Sénart / La Région Occitanie, de la Fondation d’entreprise Hermès, Caramba culture live et avec l’aide de La Commune – CDN d’Aubervilliers et de l’Agora, Cité Internationale de la Danse | Montpellier Danse + CCN Occitanie
La Cie MM est soutenue par la Drac Occitanie / La Cie Sergei est soutenue par la DRAC Ile de France.
Lucie Antunes est artiste associée à la Maison des Arts de Créteil
Avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam
En images
© Marc Coudrais